Groupement Paroissial d'Aubergenville

Nézel, Eglise St Blaise

Eglise de Nézel

Un lieu - un Saint

 



UN LIEU : L’église


Nézel fut nommé Nésel ou Neseel entre les XIIIe et XVe siècles puis Néséeou Nézée avant que le nom se fixe en « Nézel ». Ce nom viendrait de racines gauloises : zel, ce, cette (démonstratif) et nay, pointe, c’est-à-dire la « pointe des monts de la Mauldre » en référence à sa situation géographique à l’entrée de la vallée de la Mauldre.

L’église actuelle fut primitivement une simple chapelle (vestige d’une maladrerie ?) dédiée à saint Blaise. La fête patronale est le 3 février.

Les habitants de Nézel dépendaient de la paroisse d’Epône et devaient aller aux offices de l’église Saint-Béat. En 1511, puis de nouveau en 1545, les villageois demandent que leur chapelle soit érigée en église. Ils font valoir que le village contient 28 feux, que les habitants sont assez riches pour subvenir aux besoins d’une église et de son desservant, que le trajet pour aller à Epône est long, et parfois difficile à cause des inondations et de l’absence de pont pour passe la Mauldre. Le 29 mai 1546, la sentence de l’official de Chartres érigeant la chapelle Saint-Blaise de Nézel en église, succursale d’Epône, est rendue par l’archevêque de Sens. L’église paroissiale, ayant tous les objets accoutumés-les fonts baptismaux, le saint-Chrême, le Saint Ciboire, le cimetière, les cloches, les vases sacrés- sera desservie par le curé d’Epône ou son vicaire et les habitants seront tenus d’y entendre les offices divins. Ils devront entretenir un marguillier et un clerc et payer 30 livres tournois annuellement au curé d’Epône. Mais la veille et le jour de Saint-Béat, ils devront continuer à assister à l’office à Epône.

En 1758, le curé d’Epône bénit la cloche Anne-Charlotte, nommée par Charles-Henri Daublay et son épouse. Aujourd’hui, le clocher renferme 2 cloches : fondues par Crouzet-Hildebrand, fondeur à Paris, elles furent toutes deux bénies le 20 juillet 1884 par Pierre Paul André Borsu, chanoine de Versailles. L’une, nommée Ernestine eut pour parrain Jean Séverin et pour marraine Irma Céline Faucon née Baudel. Monsieur Faucon étant maire de Nézel.

L’édifice souffrit des guerres du XVIème siècle et, au cours du XVIIème siècle, des remaniements altérèrent son caractère initial. A l’origine, le clocher carré devait s’élever dans l’angle N.E. du pignon alors que maintenant il est situé en son centre. Un charpentier de Maule, Gervais Sanselme, restaura le beffroi en 1772, travail que la fabrique paya 100 livres. Le chevet, bâti en pans coupés, est éclairé par trois ouvertures, dont les vitraux peints datent du XIXème siècle.

Celui du centre représente le patron de l’église, saint Blaise ; les apôtres saint Pierre et saint Paul ornent les deux autres vitraux de chaque côté : le premier offert par Alphonse Turpin fils et par le curé Prosper Gaillard, le second du à la générosité de Denis Charles Turpin et Elise Rufin, tous deux en l’année 1868. (d’après la revue n°32 ACIME de 1997).

 


UN SAINT


Saint Blaise de Sébaste (fête 3 février)
 Evêque de Sébaste ( Arménie), médecin
 et martyr vers l’an 320 après JC.



D’après ses Actes, écrits en grec, Blaise, avait étudié la philosophie et, était médecin à Sébaste, sa ville natale, en Arménie. Il exerçait son art avec une capacité extraordinaire, une grande bonne volonté et de la piété. Quand l’évêque de la ville mourut, l’acclamation de tout le peuple le désigna pour lui succéder. De tous les environs, les gens venaient à lui pour faire soigner leur âme et leur corps. Les animaux sauvages eux-mêmes venaient pour recevoir sa bénédiction.

En 316, Agricola, gouverneur de Cappadoce et de Petite Arménie, arriva à Sébaste sur ordre de l’empereur Licinius pour mettre à mort les Chrétiens. Pour échapper aux persécutions, Blaise gagna une caverne du mont Argée et en fit sa résidence épiscopale où il vécut en ermite. Les oiseaux lui apportaient sa subsistance, et les animaux eux aussi venaient pour être guéri.

Lors d’une partie de chasse, les soldats du gouverneur tombèrent sur cette grotte, et virent une foule d’animaux autour de Blaise. Ils ne purent en capturer aucun. Aussi le gouverneur fit-il amener le Saint sous bonne escorte. Le gouverneur, ne pouvant obtenir de lui qu’il sacrifiât à ses dieux, le fit jeter en prison. Comme on le menait en prison, une mère mit à ses pieds son fils unique, qui était en train de mourir par étouffement d’une arête qu’il avait avalée. L’enfant fut immédiatement guéri. Il obtint également d’un loup qu’il restituât un pourceau qu’il avait ravi à une pauvre veuve. La veuve lui apporta du pain et la tête de son pourceau, ainsi qu’une chandelle : ceci explique l’utilisation de chandelles dans le culte du saint.

Par la suite, le gouverneur, incapable de faire renoncer Blaise à sa foi, le fit battre, torturer puis ordonna qu’on le jette dans un étang. Mais Blaise fit un signe de croix, et la surface de l’étang se solidifia. Le gouverneur le fit alors torturer à l’aide de peignes de fer qui lacérèrent ses chairs puis le fit décapiter. Lors de sa mort, le Saint demanda à Dieu que quiconque l’invoquerait pour un mal de gorge ou une autre maladie fût exaucé, et cela lui fut accordé.

Après la mort de Saint Blaise…

En 732, devant la persécution des Chrétiens, des hommes partirent par la mer, emportant les reliques de Saint-Blaise afin de mettre celles-ci à l’abri des pillages. A l’approche d’une petite île, le bateau se trouva bloqué. Les reliques furent donc débarquées sur cette île portant le nom de Saint-Jean, située tout à côté du village de Maratea qui la surplombe (sud est Italie). Les habitants de Maratea, apercevant une grande lueur provenant de l’île, s’y rendirent. Cette lueur provenait du reliquaire : Saint-Blaise avait apparemment choisi le lieu où il souhaitait reposer. Ses reliques furent donc translatées dans le village de Maratea.

Intercession pour Saint Blaise …

Saint Blaise intercède dans les cas de maladies de gorge et surtout dans le traitement des objets enfoncés dans la gorge.
Saint-Blaise est l’un des 14 saints appelés auxiliateurs. Les Saints Auxiliateurs désignent un groupe de 14 saints particulièrement célébrés pour l’efficacité de leur invocation. Au XIIe siècle, Jean Belethindique rapporte que Blaise est invoqué pour les maux de dents et pour les maladies des animaux.


Dans l’iconographie, on montre souvent Blaise avec les instruments de son martyr, les peignes en fer. La ressemblance de ces instruments de torture avec les peignes de laine a fait adopter le saint comme patron des cardeurs de laine en particulier et du commerce de la laine en général. Il peut aussi être représenté avec des bougies. De telles chandelles sont utilisées (croisées sur la gorge) pour la bénédiction des gorges pendant le jour de sa fête.

Le 3 février, fête du saint, il est de tradition en Italie septentrionale de manger un morceau de panettone conservé depuis Noël, dans le but de protéger la gorge de tout mal.
Depuis 2002, une relique du martyr peut être vénérée en l’église de Martignas sur Jalle (Bordeaux). La relique exposée est un morceau de l’ossature du martyr entourée de fils d’or avec cachet d’authentification du pape Pie XII.

(Ph. R)


 


Calendrier

« novembre 2017 »
L M M J V S D
30 31 1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 1 2 3