Groupement Paroissial d'Aubergenville

Bouafle, église St Martin

Vers l’an 1000 le chef militaire nommé Albert de Gallardon donne la terre de Bouafle aux moines de l’abbaye de Jumièges (Normandie). Ils bâtissent au début du XII ème siècle un prieuré et une église sous le vocable de St Martin.

La « terre de Bouafle  » passa pendant plusieurs siècles, sous les protectorats successifs de plusieurs rois et Seigneurs. Vers l’an 1000 le chef militaire nommé Albert de Gallardon qui, lui-même, reconnaissait pour seigneur Hugues 1er, comte de Meulan. donne la terre de Bouafle aux moines de l’abbaye de Jumièges (Normandie).
Ces derniers construisent une première chapelle sous le vocable de St Martin et au début du XII ème siècle bâtissent un prieuré avec toujours, une église sous le vocable de St Martin.

L’église primitive se composait alors d’une nef avec bas-côtés, dont on retrouvait encore au XXème siècle, des pièces du dallage et les fondations en creusant le sol de l’ancien cimetière qui entourait l’édifice. Largement remaniée, il ne restent aujourd’hui de cette première église, que des traces dans la muraille occidentale, celle soutenue par de puissants contreforts. On remarque encore l’arcature d’un portail flanqué de petites colonnettes surmontées de chapiteaux avec un décor du XIIème, au-dessus s’ouvraient des fenêtres à arcades..

Ce côté était jusqu’au XVIIIème la façade principale. Le clocher primitif était bâti sur le transept et, au devant du maître autel, se voyaient deux dalles funéraires . L’une recouvrait la sépulture de messire Jacques Lefebvre, curé de Bouafle, décédé le 6 juin 1742, l’autre, celle du frère Loys de Vyon, prieur de Bouafle, aujourd’hui recouvertes par le carrelage. Une vaste crypte, creusée dans le roc et voûtée en berceau, s’étendait jusque sous l’ancien cimetière, c’était peut-être le lieu d’inhumation des religieux du prieuré de Saint Martin ou un passage souterrain entre le prieuré et l’église.

Le bâtiment actuel n’est qu’une partie de la chapelle du prieuré ruinée vers la fin du XVIIème siècle par l’écroulement du clocher. Contrairement au rite généralement observé, l’église n’a pas son chevet tourné vers l’Orient à l’est.. La raison de cette anomalie est dans l’utilisation faite, lors de la reconstruction, à partir de 1704, des parties encore solides de l’édifice, de telle sorte que ce sont les deux anciens bras latéraux qui, réunis, forment aujourd’hui la nef de l’église ,flanquée de deux chapelles et terminée par un chœur carré dont on a retrouvé les restes de fondation dans le terrain qui entoure l’église actuelle. 

 

Le clocher dont la reconstruction est de la même époque que celle de l’église tient lieu de portail. D’après un « rôle »* du 23 juin 1704 le montant des travaux pour la reconstruction s’éleva à 7.359 livres.
Le clocher n’abrite plus qu’une seule cloche bénite sur les trois d’origine, qui porte l’inscription suivante : "L’AN 1739, J’AI ETE BENITE PAR CHARLES-FRANCOIS ROBERT CURE DE BOUAFLE, ET NOMMEE AGLAEE-CHARLOTTE PAR MESSIRE AIMABLE
CHARLES HENNEQUIN ET MADEMOISELLE AGLAEE-CHARLOTTE HENNEQUIN

MARQUIS D’ECQUEVILLY ET DE CHEMERY, MARECHAL DES CAMPS DE SA MAJESTE, CAPITAINE GENERAL DES TOILES DE CHASSE, TENTES ET PAVILLON DU ROI, ET DE HAUTE ET PUISSANTE DAME HONORE DE JOYEUSE, DAME DE CETTE PAROISSE LES PRESBYTERES"

La fin du prieuré : Lors de la Révolution, il fut vendu comme bien national. Bien qu’étant encore considérable, il fut en partie démoli, ses matériaux servant à la construction d’une maison particulière et ses dépendances. L’église, devenue « Temple de la Raison » fut dévastée, les stalles et ornements brisés, elle servit d’atelier pour la fabrication du salpêtre, qui lui-même servait à faire de la poudre noire pour les armées.
De ce bel ensemble, seule l’église subsiste, de nombreuses fois remaniée et dont l’aspect a bien changé depuis le XIIème. Les derniers travaux, cette fois de restauration, furent effectués en 2000.

Statuaire  : un Christ Rédempteur, la Vierge Marie et un Saint Martin

Un mot sur l’ancien presbytère : les curés de la paroisse furent d’abord logés dans un bâtiment dépendant du Prieuré, appelé « La Gloriette », puis en 1664 un François de la Cour fit don à la fabrique (conseil de paroisse) d’une maison où fut transférée la cure. En 1728, retour à « la Gloriette ». A cette époque les habitants ne pouvaient (vu leur pauvreté) édifier un presbytère mais ils finirent par obtenir un secours du roi et, M. l’abbé Bignon et le marquis d’Ecquevilly y apportant chacun leur obole, un bâtiment entre cour et jardin fut construit. Vendu comme bien national en 1793, il fut démoli. quoique neuf . En 1847 la Municipalité acquit une maison construite en 1704 par un chevalier au service de Louis XIV, serait-ce la maison de l’ancienne poste ?



*Pièce écrite donnant des renseignements divers ou servant de preuve, de témoignage. Synonyme : écrit 

 Sources : éléments de la monographie réalisée en 1899 par l’instituteur de BOUAFLE, M. DAMADE, www.vivrebouafle.fr , Histoire du Canton de Meulan par Edmond Bories.





 


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