Groupement Paroissial d'Aubergenville

Ecquevilly, église St Martin

Ses origines remontent au XIIème siècle

En préambule, il est à noter que le village ne s’est pas toujours appelé « Ecquevilly ». Jusqu’au XVIIIème il s’appelait « Fresne ». 
 

L’église dont les origines remontent au XIIème siècle, dépendait du prieuré Saint Nicaise de Meulan, lequel relevait alors de l’abbaye du Bec Helloin (Normandie). Elle subit, à diverses époques, plusieurs restaurations et remaniements, notamment à la suite de l’effondrement du plafond de la nef en 1818. Elle est placée sous le patronage de St Martin.
 

Au dessus du portail d’entrée (XIIIème siècle), composé de trois archivoltes, vous découvrez deux colonnettes surmontées de chapiteaux historiés et la statue de Sainte Avoye, comtesse de Meulan, faisant la charité à un pauvre depuis la tour de son château qui proviendrait d’un ancien oratoire roman de Meulan. La cloche a d’ailleurs été baptisée « Avoye » par « Noble Demoiselle Avoye de Ste Beuve en Mil VC XXX IX » (1539).

Poussons la porte du XVIIème pour découvrir l’intérieur.

La nef, relativement importante, non voûtée mais construite en berceau à charpente apparente, est flanquée de deux bas-côtés dont un seul a conservé des chapiteaux primitifs à feuillages.
Le chœur, en forme d’hémicycle (XIIIème) a été remanié au XVème, alors qu’au-dessus du transept s’élevait le clocher de l’église.

Celui-ci fut abattu au XVIIème pour dégager la vue sur la vallée aux occupants du nouveau château. Le nouveau clocher fut alors érigé au flanc nord de la façade, tel qu’on le voit actuellement. La clef de voûte illustre le partage du manteau de St Martin, évêque de Tours. La Vierge à l’Enfant, en marbre blanc, est du XIVème.


Les Seigneurs d’Ecquevilly avaient "droit de chapelle et de tribune" pour écouter la messe. La chapelle du collatéral exposée au midi, placée sous le vocable de Saint Hubert, était le lieu où les Seigneurs avaient leurs sépultures. Au dessus, la clef de voûte représente les armes des Seigneurs d’O, Seigneurs de Fresnes.


Au début du bas côté droit vous trouverez les fonds baptismaux. Les stalles installées ici au XXème siècle se trouvaient primitivement dans la nef.
Jusqu’en 1970 ou 80, "l’appui de communion", grille en fer forgé, séparait la nef et le chœur. Une partie de ces grilles ferme aujourd’hui la chapelle de la Vierge située au collatéral gauche. Elle est constituée de riches boiseries qui recouvrent des peintures murales anciennes. La clef de voûte illustre ici les armes de France.


Les vitraux datent pour la plus part du XIXème.

 

Au XVIIIème on dénombrait 383 personnes inhumées dans l’église. Aujourd’hui vous pouvez encore voir à l’entrée près du pilier à gauche, la plaque de Claude Colombel, concierge du château « CY GIST... », mort en 1739.

 

Pour conclure : en 1852, construction de la sacristie et transfert du cimetière là où il est aujourd’hui. Ce furent les dernières modifications structurelles. A signaler que la croix est celle du cimetière primitif, réutilisée et inchangée depuis.





 


Calendrier

« septembre 2017 »
L M M J V S D
28 29 30 31 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17
18 19 20 21 22 23 24
25 26 27 28 29 30 1