Groupement Paroissial d'Aubergenville

CHAPET, église Saint Denis

« Chapet » vient du français chape, partie supérieure, tête, le village étant au sommet d’une colline.

On parle d’elle dès le 9 ème siècle mais son histoire commence réellement en 1058.

A cette époque le village de Chapet qui ne prendra ce nom qu’en 1255 (après Chapetum, Chapette, Chappet,) est rattaché à la châtellenie de Fresne ancien nom d’Ecquevilly.

Vers 1125, Hugues le Roux, seigneur de Fresnes, construit à Chapet le début d’une église qui correspond à la chapelle de la Vierge actuelle.

L’édifice est alors au point le plus haut du village. « Chapet » vient du français chape, partie supérieure, tête, le village étant au sommet d’une colline.

Pobelle, fille de Hubert le Roux, veuve et n’ayant pas d’enfant, fit donation de ce petit édifice au prieuré de St Nicaise de Meulan. (Monastère bénédictins voir le bulletin « Paroisses en route été 2015)).

C’est à cette époque que le prieur envoya quelques uns de ses moines à Chapet pour y établir une exploitation agricole. Ils ajoutèrent entre 1230 et 1250 un chœur et une nef à l’église primitive.

Le premier cimetière commencé par les Mérovingiens en 406 entourait l’église comme beaucoup de cimetières à cette époque et il fut transféré sur son lieu actuel en 1845.

Nous ne savons rien de l’église pendant les 14, 15 et 16èmes siècles, entre son agrandissement par les moines et sa quasi reconstruction au début du 17ème, en 1619.

C’est de cette dernière époque que datent la porte sud aujourd’hui condamnée et la porte de l’ouest toujours en service. C’est également cette année là que furent baptisées et installées deux grosses cloches prénommées « Marie » et « Jacqueline ».

Le petit clocher fut ajouté en 1859.

L’église, plusieurs fois détruite et reconstruite pendant les guerres civiles et la guerre de 100 ans, passe progressivement du point le plus haut au point le plus bas du village.

A remarquer, deux statues du 16ème siècle : St Denis, le saint patron de l’église. En tenue d’évêque il porte sa tête décapitée dans ses mains, en rappel de son martyre. La statue a conservé toute sa polychromie, Ste Marie-Madeleine, qui ,elle, n’a conservée que quelques traces de polychromie sur le visage. Elle porte le pot à onguent qui est son attribut traditionnel.
Ces statues laissent supposer que notre église a continué à inspirer les artistes locaux ! 

Nicole B


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